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Groupama 4 remporte avec panache la huitième étape de la Volvo Ocean Race entre Lisbonne et Lorient. Un parcours de 1 950 milles qui s'est avéré un des plus toniques de cette course autour du monde avec une dépression violente la nuit dernière. Franck Cammas et ses hommes confortent ainsi leur position de leader au classement général mais rien n'est encore joué jusqu'en Irlande...

 

 

 

En coupant la ligne d'arrivée dans le chenal d'entrée du port de Lorient à 13h 31' 02 (heure française) ce vendredi, Franck Cammas et son équipage font d'une pierre deux coups : non seulement ils confirment la spirale ascendante qui les a propulsés en tête du classement général depuis Lisbonne, mais en sus, ils acquièrent une marge de manoeuvre de plus de vingt points sur leurs trois poursuivants. Si rien n'est acquis avant la fin du match dans trois semaines à Galway, cette victoire à domicile offre de grands espoirs avec la couleur particulière de franchir en tête la ligne d'arrivée mouillée devant la base technique de Groupama !



Pourtant, la négociation de la dépression atlantique qui s'est avérée extrêmement violente la nuit dernière n'était pas la partie la plus facile de cette étape, une manche très variée en termes de conditions météorologiques, mais assez simple côté stratégie car il n'y a pas eu d'ouverture tactique. A l'exception de l'empannage de la nuit dernière qui revêtait une importance particulière : le bon timing permettait de faire le break. Or jeudi soir, les leaders espagnols étaient en mauvaise posture quand leur safran tribord s'est rompu : le temps d'installer le gouvernail de secours, Groupama 4 était repassé devant Telefonica. Mais les Ibères ne se sont pas laissés faire en renvoyant encore plus de toile : ils reprenaient la main grâce à leur positionnement sous le vent de la flotte et empannaient les premiers pour faire cap direct sur Lorient.

Le rush final dans le plus fort de la tempête (jusqu'à 45 noeuds et six mètres de creux) était donc très tendu puisque Franck Cammas et ses hommes concédaient deux milles aux Espagnols tandis que les néo-Zélandais tentaient un coup en se décalant sous le vent. Malheureusement vers minuit, Telefonica voyait son deuxième safran (bâbord) se rompre aussi : avec seulement leur gouvernail de secours opérationnel, Iker Martinez et son équipage ne pouvaient plus tirer sur leur machine... Groupama 4 ne se contentait pas seulement de prendre le commandement : il creusait l'écart en glissant sous gennaker dans une brise qui devenait de plus en plus maniable en arrivant sur les côtes bretonnes. Camper prenait la deuxième place un peu moins d'une heure plus tard, Puma complétant le tiercé un quart d'heure après.

De la marge au général

Cette deuxième victoire d'étape après celle d'Auckland donne à Groupama 4 (219 points) vingt-trois points d'avance sur son nouveau poursuivant direct, Puma (196 points) arrivés troisième à Lorient. Comme les Espagnols finissent à petite vitesse pour préserver leur ultime safran, une cinquième place en Bretagne les mettrait à égalité de points avec les néo-Zélandais (deuxièmes à Lorient) au classement général provisoire (191 points) ! Or il ne reste que 42 points à distribuer pour les vainqueurs des trois manches restantes : deux régates « In-Port » (Lorient et Galway), une étape hauturière (Lorient-Galway)... Franck Cammas et ses hommes n'ont plus qu'à assurer pour ne pas connaître de soucis techniques alors que leurs trois poursuivants vont devoir se départager avec un score très serré à Lorient...
 

Ils ont dit :

Franck Cammas
« J'en rêvais, tout l'équipage en rêvait ! Sur une étape courte comme celle-là, la moindre erreur coûte cher. Avec notre problème de grand-voile à peine deux jours avant l'arrivée, on s'est tous dit que c'était fini... Quand on a pu réparer, on est revenu dans le match : hier soir, c'était un peu en bordure des limites, mais c'est passé. On a pris des risques comme les autres : c'était à celui qui lâchait en premier... Très belle dernière nuit de course. Une dépression aussi violente en juin, ce n'était pas prévu ! Cela veut dire que Lorient est une bonne base pour s'entraîner. Groupama 4 est vraiment un bon bateau de brise et tout l'équipage a bien progressé. On va pouvoir se relâcher et faire la fête à la maison : c'est sympa de retrouver ses copains après huit mois de tour du monde. »

 

Jean-Luc Nélias
« Il y avait deux points délicats : savoir où il fallait empanner et comment. On a été assez fusionnel avec Franck et le choix a été vite fait : on avait le timing mais ce qui restait délicat, c'était la manoeuvre elle-même. On avait le choix entre empanner avec la toile du moment, réduire en grand en affalant une voile, virer de bord... Il y avait 45 noeuds de vent à ce moment là ! C'est une manoeuvre « ça passe ou ça casse ». On a choisi la version agressive... On a pris des risques parce qu'on était à vue avec Telefonica qui a effectué sa manoeuvre au même moment. Il fallait donc prendre des risques. Dans ces conditions extrêmes, on ne peut pas aller sur la plage avant, il faut ralentir le bateau. On a bien vu sur les traces que tout le monde avait ses petits soucis. Là, on fait carton plein avec la deuxième place de Camper ! C'est l'étape « Monsieur Plus »... »


Charles Caudrelier
« C'était dur parce que quand nous avons voulu réduire avec Puma pour calmer le jeu dans le plus fort de la tempête, Telefonica nous a redoublé avec encore plein de toile ! On a été obligé de répondre en attaquant aussi pendant douze heures... C'était un peu limite, mais si c'est impressionnant, le bateau se comporte très bien. Surtout Groupama 4 qui affectionne la brise : on a pas eu beaucoup d'occasion d'avoir de la brise portante depuis le départ d'Alicante, alors là, c'était notre heure ! Rien n'est joué parce que la flotte est très homogène et c'est facile de terminer quatrième ou pire : il reste encore trois courses et tout peut arriver. Là c'est l'euphorie, mais dans deux semaines on reprend le match. Nerveusement, c'était l'étape la plus dure de ma carrière parce qu'il y avait beaucoup de pression ! »


Thomas Coville
« La nuit dernière était d'anthologie ! On a poussé très loin : à la barre, on se relayait souvent parce que l'étrave plantait et on ne savait pas trop comment elle allait sortir... Dans cette bagarre énorme, on s'en est bien sorti en marquant des points très importants. C'était une nuit exceptionnelle. Ce fut une manche courte, mais sans temps mort et d'une intensité incroyable. Et tellement d'émotion en arrivant : mon trimaran Sodebo est venu nous accueillir : génial ! Maintenant, on a bouclé une boucle et quand je revis les moments qu'on a passé depuis huit mois, il y a eu des instants très forts et difficiles... Mais c'est un beau voyage qui va s'achever. »


Laurent Pagès
« C'était super de découvrir Groix ce matin ! C'est particulièrement plaisant quand on a fait un tour du monde... On n'est jamais complètement serein quand on est devant : on a déjà démâté alors que nous étions en tête avant le Brésil, alors on ne s'emporte pas... On a commencé à se détendre quand on est passé au large des Glénan avec vingt milles d'avance... Cela sentait bon la maison ! »


 

Arrivées à Lorient

1-Groupama 4 (Franck Cammas) vendredi 15 juin à 13h 31' 02 (heure française)
2-Camper (Chris Nicholson) à 14h 30' 09
3-Puma (Ken Read) à 14h 43' 04

 

Classement général (provisoire) après huit étapes océaniques et huit régates « in-port » :


1-Groupama 4 (Franck Cammas) : 2+20+2+18+5+24+2+30+4+20+6+20+5+25+6+30 = 219 points
2-Puma (Ken Read) : 5+0+4+19+3+17+5+25+5+30+4+30+4+20+5+20 = 196 points
3-Telefonica (Iker Martinez) : 1+30+6+29+2+27+6+20+1+25+2+15+1+15+1+10 = 191 points *
3ème ex-aequo -Camper (Chris Nicholson) : 4+25+5+24+4+18+3+15+6+15+5+25+3+10+4+25 = 191 points
5-Abu Dhabi (Ian Walker) : 6+0+3+10+6+14+4+10+2+0+3+10+6+30+3+15 = 122 points *
6-Sanya (Mike Sanderson) : 3+0+1+5+2+5+1+5+3+0+0+0+2+5+2+5 = 39 points *

*sous réserve de conserver la 5ème place qu'il occupe actuellement

 

© crédits photos : Yann Zelda

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